Médecine d’hier

Il n’y a pas de jours, depuis un certain temps, que tous les médias d’information nous relatent les problèmes en santé. Que les citoyens du Québec qui les subissent pour différentes raisons, dont la population en urgence ne veut plus tolérer et avec raisons, ne doit plus tolérer, même si plusieurs bénéficient de notre régime de santé.

Pour la génération avant le régime universel de la santé, la maladie était pour certain, la ruine et pour d’autre le manque de soins qui apportaient beaucoup de souffrances. Pour appeler un médecin il fallait être à l’article de la mort et pas pour tout le monde. Les plus fortunés se prévalaient plus du médecin et de l’hospitalisation. Dans les campagnes il y avait un médecin pour deux à trois paroisses et suffisait à la tâche. L’hiver, avoir un médecin exigeait beaucoup de temps. Chez-nous, mon père se rendait au village téléphoner pour savoir s’il pouvait aller le chercher à la paroisse voisine. Ça prenait de deux à trois heures et durant les tempêtes, il devait attendre la fin de la tempête qui pouvait durer une journée. Le docteur apportait avec lui une petite valise avec tous les remèdes car on n’avait pas de pharmacie dans notre coin de pays. Le médecin prenait le repas où il allait soigner et, des fois, il veillait le ou la malade toute la nuit pour vérifier l’évolution de la maladie qui souvent se terminait par le trépas. Les honoraires étaient peu élevés et pour les pauvres notre médecin le Dr Chabot ne leur envoyait jamais de compte. Ce médecin qui a soigné trois générations est mort pauvre mais aimé de tous.

L’hospitalisation qui était la propriété des religieuses dévouées et qui donnaient le maximum avec les moyens qu’ils avaient avec une faible aide du gouvernement qui venait toujours avant les élections. Quand j’étais jeune, on hospitalisait une personne toujours à l’article de la mort. Mes parents et leur génération avaient une peur bleue d’aller à l’hôpital il disait : « On va là pour mourir » et ils avaient gardé cette mentalité jusqu’à la fin de leur vie. Parmi ceux qui étaient hospitalisés pour longtemps c’était la ruine financière.

Aujourd’hui on chiale contre le système de santé et souvent avec raison, mais si on retourne à cette génération, on peut se considérer privilégié d’avoir cette assurance maladie et tout le progrès qui se sont fait dans la médecine. Presque tous les jours il y a un nouveau remède et on a réussi à atténuer la souffrance que subissaient ces gens avant leur départ. On n’est peut-être pas plus heureux, mais la souffrance si elle n’est pas complètement absente, elle est moindre.

Continuons de revendiquer de meilleurs soins tout en se rappelant de ce que nous avons aujourd’hui c’est à cette génération que nous le devons et nous devons leur en être reconnaissant.

Le gribouilleur

R.A. Laverdière

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